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Capitale
des Cadurques, née près de la fontaine sacrée,
Divona. Cahors, située dans un méandre
encaissé du Lot, fut dotée d’un pont
à partir d’Auguste et devint un centre très
actif, orné de nombreux monuments et occupant la
majeure partie de la presqu’île. Celle-ci fut
barrée au nord par une ligne de fortifications. Mais
la ville fut prise par les Vandales, puis mise à
sac par Théodebert en 574. L’évêque
saint Didier, nommé vers 636, héritier d’une
tradition déjà longue (cité épiscopale,
sans doute dès le IIIe s.), la releva de ses ruines
et y fit construire de nombreux édifices religieux.
Il l’enserra dans la partie est du méandre
par un rempart nord-sud suivi par les boulevards actuels.
Un atelier monétaire fut installé. Mais la
ville, prise par les Sarrasins puis par Pépin
le Bref, subit de nouvelles destructions au VIIIe
siècle ; de même, plus tard, elle devait pâtir
de la guerre franco-anglaise, puis des guerres de Religion.
L’évêque garde cependant son importance
et se fait reconnaître, en 1090, par le comte
de Toulouse, seigneur de la ville, avec le droit
de battre monnaie. Ses démêlés avec
les consuls au XIIIe siècle l’incitèrent
à conclure en 1307 un paréage avec le roi
de France qui l’éliminera peu à peu.
La conquête des libertés municipales au XIIIe
siècle correspond à une période d’intense
activité commerciale (trafic routier et fluvial :
exportation de vin,
de drap et de fer, importation de laine anglaise, fréquentation
des foires de Champagne) et financière. De nombreux
banquiers lombards venus à la suite des légats
pontificaux et protégés par l’évêque
y pratiquent le change et l’usure ; ils sont imités
par les banquiers locaux, d’où le nom de cahorsins,
synonyme d’usuriers au Moyen Âge. Cette prospérité
attira les ordres monastiques et provoqua, au XIVe siècle,
la construction du pont
Valentré. Le pape Jean XXII favorisa sa ville
natale et y fonda en particulier une université
(1331-1751). Fief catholique au XVIe siècle,
elle fut prise d’assaut en 1580 par Henri de Navarre,
qui supprima les privilèges dont jouissaient ses
vins,
marquant ainsi le début du déclin de ses fonctions
traditionnelles. Préfecture du département
du Lot,
Cahors a des fonctions administratives (70 p. 100 de la
population active dans le secteur tertiaire) et l’essentiel
de son activité est touristique.
plan
de Cahors
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Histoire
Le département a été
créé à la Révolution française,
le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre
1789, à partir d'une partie de la province de Languedoc.
Il était alors beaucoup plus étendu qu'aujourd'hui
vers le sud, incluant notamment la ville de Montauban,
mais fut amputé d'environ un quart de sa superficie
au moment de la création du département
de Tarn-et-Garonne en1808.
Géographie
Le département du Lot fait partie
de la région Midi-Pyrénées.
Il est limitrophe des départements de la Corrèze,
du Cantal,
de l'Aveyron,
de Tarn-et-Garonne,
de Lot-et-Garonne
et de la Dordogne.
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Ancienne
province française faisant partie de la haute Guyenne,
le Quercy a formé le département du Lot
(chef-lieu Cahors) et une grande part de celui de Tarn-et-Garonne
(chef-lieu Montauban).
Territoire des Cadurci, qui résistèrent à
César à Uxellodunum, il fut érigé
en comté à la fin du VIIIe siècle, mais
englobé dès 849 dans celui de Toulouse.
Le nombre et la turbulence des seigneurs féodaux, retranchés
dans leurs donjons, devaient empêcher les comtes de Toulouse
d’exercer pleinement leurs droits suzerains.
C’est à partir de Moissac que rayonnera dans toute
la province un style roman languedocien et c’est en commençant
par Montauban, bastide fondée par Alphonse Ier Jourdain
en 1144, que s’y répandra le mouvement toulousain
d’émancipation municipale (consulat). Fondation
antique, Cahors est au Moyen Âge un puissant évêché
qui rayonne sur le pays et encourage la fondation d’abbayes
et de prieurés érigés en seigneuries. Filiale
de l’abbaye de Tulle, Rocamadour (ou
Roc-Amadour) connaît une affluence de pèlerins
qui fait sa fortune ; sa population aurait atteint le nombre
de vingt mille habitants.
Après la mort de Jeanne de Toulouse
(1271), le Quercy partage le sort du comté de
Toulouse lors de la croisade contre les albigeois
et sera disputé entre la France et l’Angleterre
pendant la guerre de Cent Ans. L’époque moderne
est marquée par la Réforme, dont le bas Quercy
sera l’un des plus solides bastions, et par plusieurs
« fureurs paysannes », et d’abord par celles
des Croquants en 1594 et en 1624. Pays des
minières de fer, du bois et des vins, il fera partie
de la généralité de Montauban
créée en 1635.
Villages aux environs de Cahors:
Crayssac, Catus, Degagnac, Douelle, Duravel,
Durbans, Escamps, Esclauzels, Espagnac st eulalie, Espedaillac,
Espere, Espeyroux, Estal, Fajoles, Fargues, Faycelles, Felzins,
Figeac, Flaugnac, Flaujac gare, Flaujac poujols, Floirac
Gagnac sur cere, Gignac, Gigouzac, Gindou,
Ginouillac, Gintrac, Girac, Glanes, Gorses, Goujounac, Gourdon,
Gramat, Grealou, Grezels, Grezes, Issendolus, Issepts.Luzech,
Orniac, Padirac, Parnac, Payrac, Payrignac, Pern, Pescadoires,
Peyrilles, Pinsac, Planioles, Pomarede, Pontcirq, Pradines,
Prayssac, Prendeignes, Promilhanes |